La France pousse pour autoriser la rétention des enfants migrants en Europe
Photo d’illustration – ici des migrants à Calais

Dans le secret des institutions, une enquête approfondie révèle le rôle prépondérant de la France dans la promotion de la rétention des enfants migrants, une politique qui suscite de vives controverses.

Au cœur des négociations sur le Pacte sur la migration et l’asile de l’Union européenne, la France a exercé une pression soutenue et discrète pour inclure une disposition autorisant la détention des mineurs dès le plus jeune âge, sans limite d’âge, dans des centres situés aux frontières de l’Europe. Cette initiative, largement dissimulée par le gouvernement français, soulève des préoccupations quant à sa conformité avec la Convention internationale des droits de l’enfant.

Les documents confidentiels obtenus par Disclose et Investigate Europe révèlent les efforts concertés de la France pour convaincre ses partenaires européens d’adopter cette mesure controversée.

Ces documents, comprenant une centaine de pages, retracent les échanges qui ont eu lieu entre mai et décembre 2023 au sein du Coreper, le comité des représentants permanents des 27 États membres auprès de l’UE chargé de négocier les futures lois européennes.

La France, soutenue par des pays tels que les Pays-Bas, la Croatie, la Finlande et d’autres, a défendu sa position lors de ces négociations, arguant que les mineurs représentaient un “risque majeur pour la protection de nos frontières“.

Cette position française remonte aux premières phases des négociations en 2020, lorsque la Commission européenne avait proposé un âge minimum de rétention de 12 ans pour les enfants migrants aux frontières. Cependant, la France a insisté pour autoriser la détention dès le plus jeune âge, qu’ils voyagent seuls ou avec leur famille.

L’UE cherche certainement à éviter de “salir” son image en accueillant des enfants comme ce genre de phénomène en 2019.

Malgré les critiques et les préoccupations exprimées par certains pays, la France a maintenu son lobbying jusqu’à ce que la mesure soit incluse dans le Pacte sur la migration et l’asile, qui a été voté par le Parlement européen le 10 avril 2024.

Les Points Clés de la Rétention d’Enfants Migrants par l’Europe

Dans le cadre d’une enquête approfondie intitulée “Dans le secret des institutions”, la France est mise en lumière pour ses efforts soutenus visant à autoriser la rétention des enfants migrants en Europe dès le plus jeune âge. Voici les points clés :

  1. Lobbying secret : La France a secrètement travaillé pendant des mois pour inclure une disposition autorisant la détention des mineurs sans limite d’âge dans le Pacte sur la migration et l’asile de l’UE, malgré les préoccupations quant à sa conformité avec la Convention internationale des droits de l’enfant.
  2. Document confidentiel : Des documents confidentiels obtenus par Disclose et Investigate Europe révèlent les échanges au sein du Coreper, où la France a fait pression pour cette mesure controversée.
  3. Soutien et opposition : La France a bénéficié du soutien de certains pays comme les Pays-Bas, la Croatie et la Finlande, mais a fait face à l’opposition de l’Allemagne et du Luxembourg, soutenus par l’Irlande et le Portugal.
  4. Argumentation française : La France justifie son action en considérant les mineurs comme un “risque majeur pour la protection de nos frontières“, soulignant l’importance de la rétention pour des raisons de sécurité.
  5. Réunion éclairante : Lors d’une réunion en mai 2023, la France a exprimé son opposition à l’exemption des mineurs de moins de 12 ans de la rétention, montrant ainsi sa détermination à maintenir sa position.

La révélation de ces actions soulève des questions sur les priorités et les valeurs de l’UE en matière de droits de l’enfant et de protection des migrants.

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