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Après l’abdication de Nicolas II du trône de Russie en mars 1917, le gouvernement provisoire a arrêté le tsar et sa famille à Tsarskoe Selo. Ils ont été humiliés et traités de manière dégradante, même par les soldats qui refusaient de leur serrer la main.

En août 1917, la famille a été transférée à Tobolsk, en Sibérie, où ils ont appris la Révolution d’Octobre. Cependant, la situation politique s’est rapidement détériorée, et en avril 1918, les bolcheviks ont transféré le tsar à Ekaterinbourg.

À Ekaterinbourg, Nicolas II et sa famille ont été confrontés à une foule en colère à leur arrivée. La foule réclamait le tsar et menaçait de lui cracher au visage. Les bolcheviks ont dû déployer des mitrailleuses pour protéger la famille royale.

Les Romanov ont été emmenés dans la maison Ipatiev, où ils ont été retenus en captivité. La maison était entourée d’une clôture en bois et fortement gardée. La famille était regroupée dans quatre pièces de la maison, surveillée de près par les gardes bolcheviks.

En mai 1918, toute la famille royale était réunie dans la maison Ipatiev, marquant un tournant tragique dans leur destin. La suite de leur histoire se terminera par leur exécution, un événement marquant de l’histoire russe.

La captivité et le transfert de la famille royale russe à Ekaterinbourg témoignent des bouleversements politiques et sociaux de l’époque, ainsi que des tensions croissantes entre les bolcheviks et la monarchie. Ces événements tragiques ont eu des conséquences profondes pour la Russie et ont marqué la fin d’une ère dans l’histoire du pays.

Les traitements honteux infligés à la famille royale russe pendant leur captivité

Lors de leur captivité à la maison Ipatiev à Ekaterinbourg, les membres de la famille royale russe ont été soumis à des traitements honteux et dégradants. Les témoignages de Terentiy Chemodurov, le valet de la famille royale, et d’autres témoins ont révélé les conditions difficiles auxquelles ils ont été confrontés.

Dès leur arrivée à Ipatiev, la famille a été fouillée de manière brutale. L’impératrice Alexandra Feodorovna s’est vu arracher son réticule des mains. Les soldats de l’Armée rouge les ont traités avec mépris et les ont privés de dignité.

Pendant les repas, les membres de la famille royale devaient partager des couverts, manquant souvent de fourchettes et de cuillères. Ils étaient observés par les soldats qui, parfois, mordaient dans leurs propres assiettes. Les conditions de sommeil étaient rudimentaires, avec les princesses obligées de dormir à même le sol faute de lits appropriés.

Le meurtre de Nicolas II et de sa famille  Réactions, dissimulation et héritage historique

L’intimité des princesses était également violée, car les soldats de l’Armée rouge les suivaient lorsqu’elles se rendaient aux toilettes, prétendument pour assurer leur sécurité. Les soldats chantaient des chansons irrespectueuses sur l’impératrice et Raspoutine, s’assurant que la famille royale pouvait les entendre.

De plus, les provisions de la famille royale étaient volées par les soldats. La situation décrite par Chemodurov et d’autres témoins a été confirmée comme étant véridique lors des interrogatoires menés par Nikolay Sokolov, le premier enquêteur chargé de l’affaire des meurtres.

Ces révélations soulignent l’inhumanité des traitements infligés à la famille royale russe pendant leur captivité. Les témoignages de Chemodurov et d’autres témoins contribuent à notre compréhension des conditions difficiles auxquelles la famille royale a été confrontée avant leur exécution tragique.

La décision d’exécuter la famille royale russe à Ekaterinbourg

La décision d’exécuter le tsar Nicolas II et sa famille à Ekaterinbourg a été prise par le Soviet de l’Oblast de l’Oural, un organe exécutif local des bolcheviks. Les circonstances de l’époque, notamment la menace de l’armée “blanche” et la détérioration de la situation sur les fronts de la guerre civile, ont conduit les bolcheviks à prendre une décision impitoyable.

Selon l’historien Evgeniy Pchelov, dans son livre “Le meurtre des tsars en 1918”, les dirigeants bolcheviks, Vladimir Lénine et Yakov Sverdlov, avaient envisagé un tribunal public pour juger Nicolas et sa famille. Cependant, face à la possibilité de reprise par les forces “blanches” et à l’influence que cela aurait sur le moral des monarchistes et les monarques étrangers, les bolcheviks ont jugé nécessaire de prendre des mesures radicales.

Le 15 juillet 1918, le Soviet de l’Oural a pris la décision d’exécuter le tsar Nicolas II en raison de la situation critique sur les fronts de la guerre civile. Cette décision a été transmise à Yakov Yurovsky, le commandant de la maison Ipatiev à Ekaterinbourg. Yurovsky a reçu l’ordre d’exécuter la famille royale et a procédé à leur exécution le 16 juillet.

Une communication a été envoyée à Moscou pour informer les autorités de cette décision, mais aucune réponse n’est parvenue à temps pour empêcher l’exécution. En 1935, Léon Trotsky a rapporté que Yakov Sverdlov, un haut responsable bolchevik, avait affirmé que la décision avait été prise à Moscou et que Lénine avait soutenu qu’il ne fallait pas laisser aux forces “blanches” un symbole vivant dans les conditions difficiles de l’époque.

Ces éléments soulignent le contexte politique et militaire dans lequel la décision d’exécuter la famille royale a été prise à Ekaterinbourg. Les conséquences de cette décision ont eu un impact profond sur l’histoire de la Russie et du monde, marquant la fin de la dynastie des Romanov et le début d’une ère de bouleversements politiques et sociaux.

Le massacre brutal de la famille royale russe à Ekaterinbourg

Dans la nuit du 16 juillet 1918, la famille royale russe, composée du tsar Nicolas II, de l’impératrice Alexandra Feodorovna et de leurs cinq enfants, ainsi que de quelques serviteurs, a été exécutée de manière brutale dans la maison Ipatiev à Ekaterinbourg. Les conditions de leur captivité étaient déjà difficiles, mais l’exécution a été marquée par une violence extrême.

Les bolcheviks planifiaient depuis longtemps l’exécution de la famille royale. Le chef des gardes de la maison Ipatiev, Yakov Yurovsky, a reçu l’ordre d’exécuter la tâche. Vers 1h30 du matin, les gardes ont réveillé le médecin de la cour du tsar, Evgeny Botkin, et ont informé la famille qu’ils devaient descendre au sous-sol en raison de la situation alarmante dans la ville.

Dans le sous-sol, on leur a dit qu’ils devaient être emmenés secrètement par le sous-sol. La famille royale, accompagnée de leurs serviteurs, s’est assise contre le mur. Yurovsky a laissé entrer le peloton d’exécution et a lu le verdict. Les balles ont été tirées et un véritable massacre s’est ensuivi.

Certains membres de la famille n’ont pas été tués immédiatement et ont été grièvement blessés. Les meurtriers ont dû les achever avec des baïonnettes. Le massacre a duré environ une demi-heure et a été marqué par une grande brutalité.

Cette exécution sanglante de la famille royale russe a marqué la fin tragique de la dynastie des Romanov. Les détails horribles de cet événement ont choqué le monde et ont laissé une marque indélébile dans l’histoire russe.

Les mystères entourant la dissimulation des restes des Romanov

La dissimulation et la destruction des restes de la famille royale des Romanov après leur exécution sont entourées de mystère et de débats. Immédiatement après le meurtre, Yakov Yurovsky, le commandant de la maison Ipatiev, a empêché les soldats de piller les bijoux et les souvenirs des corps.

Les corps ont ensuite été emmenés dans la région du lac Ganina Yama, où des feux de joie ont été allumés et des vêtements brûlés. Des icônes et des croix ont été retrouvées parmi les restes. Par la suite, les corps ont été enterrés à différents endroits, mais aucune enquête ultérieure n’a permis de déterminer avec certitude ce qui s’était réellement passé.

assassinat famille impériale russe -  mystères entourant la dissimulation des restes des Romanov

Des mines ont été noyées et les restes des Romanov n’ont pas été retrouvés immédiatement. Au fil des années, des découvertes partielles ont été faites, mais le scénario exact de la dissimulation des corps reste incertain. Les faits ont été cachés, les preuves ont été manipulées et les sources sont limitées, rendant difficile une reconstruction complète des événements.

Les mystères entourant la dissimulation des restes des Romanov persistent, suscitant des questions et alimentant les spéculations. Les découvertes ultérieures et les recherches historiques continuent d’apporter de nouveaux éléments, mais le récit complet de ce qui s’est réellement passé reste en grande partie incomplet.

Réactions et désinformation après l’exécution de Nicolas II

L’exécution de Nicolas II a suscité des réactions sombres et diverses répercussions. Immédiatement après les meurtres, les journaux soviétiques “Izvestia” et “Pravda” ont rendu publique la nouvelle de l’exécution, mais ont tenté de dissimuler la véritable ampleur de la tragédie en affirmant que seule Nicolas II avait été tué et que sa femme et son fils étaient en sécurité.

Pendant plusieurs années, les autorités soviétiques ont obstinément défendu cette version officielle, allant jusqu’à nier la mort des autres membres de la famille royale. Cette désinformation a alimenté les rumeurs selon lesquelles certains membres de la famille auraient réussi à s’échapper.

Les bolcheviks ont également cherché à dissimuler la vérité à l’échelle internationale, évitant que leur image ne soit ternie par la révélation qu’ils avaient massacré les enfants royaux. Des négociations secrètes avec le gouvernement allemand ont même eu lieu jusqu’en septembre 1918 pour tenter d’échanger la famille royale.

En 1921-1922, les informations sur le meurtre de toute la famille ont commencé à être divulguées dans la presse soviétique. En 1926, avec la publication du livre de Nikolay Sokolov “Le meurtre de la famille du tsar” à l’étranger, les autorités soviétiques ont finalement admis que l’héritier Alexey, les princesses et l’impératrice avaient été assassinés avec Nicolas II.

La réaction du public russe à l’époque était marquée par une atmosphère sombre et des divisions. Certains ont exprimé de la joie et de la satisfaction devant la mort du tsar, tandis que d’autres ont été horrifiés par la violence et ont ressenti une profonde tristesse. Les témoignages de l’époque témoignent d’une certaine indifférence et d’une absence de compassion dans les rues de Saint-Pétersbourg lors de la lecture de la nouvelle de l’exécution.

L’exécution de Nicolas II a profondément marqué l’histoire de la Russie et continue de susciter des débats et des réflexions sur la période tumultueuse de la révolution et de la guerre civile qui a suivi.

Sarajevo et Ekaterinbourg, deux villes liées à l’assassinat de monarques de camps opposés au cours de la Première Guerre mondiale.

À Sarajevo, en juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, et son épouse ont été assassinés par Gavrilo Princip, un nationaliste serbe. Cet événement a déclenché une série d’événements qui ont conduit à l’éclatement de la Première Guerre mondiale.

À Ekaterinbourg, en juillet 1918, le Tsar Nicolas II, sa femme Alexandra et leurs cinq enfants ont été exécutés par des révolutionnaires bolcheviques pendant la guerre civile russe. Cet acte a marqué la fin de la monarchie russe et a eu des répercussions significatives sur l’histoire du XXe siècle.

Il est intéressant de noter que dans les deux cas, des lieux de mémoire ont été créés pour commémorer ces événements tragiques. À Sarajevo, le musée de l’assassinat de Sarajevo a été établi dans le bâtiment où l’archiduc a été tué. À Ekaterinbourg, l’église sur le sang versé a été construite sur le site de l’exécution de la famille impériale.

Ces deux événements tragiques témoignent des bouleversements politiques, sociaux et historiques qui ont marqué le début et la fin de la Première Guerre mondiale, ainsi que les conséquences qui ont suivi. Ils symbolisent également les profonds changements qui ont affecté les empires et les monarchies de l’époque, et ils continuent d’être des sujets d’étude et de réflexion pour les historiens et les chercheurs intéressés par cette période de l’histoire.

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